En cas de vente d'immeuble, le vendeur doit remettre à l'acquéreur une possession utile de l'immeuble vendu, c’est à dire que l'immeuble ne doit pas être affecté de vices, autrement dit de défauts qui nuisent à l'utilité de l'immeuble. 

Certains défauts sont apparents, c'est-à-dire qu'ils apparaissent au cours d'une vérification normale et sérieuse, au moment où l'immeuble est délivré. L'acquéreur qui ne proteste pas à ce moment est présumé accepter l'immeuble dans l'état où il se trouve. Il ne dispose plus d'aucun recours contre le vendeur du chef de vices apparents.

À l’inverse, les vices cachés, sont des défauts que même un examen normal et attentif par l’acquéreur ne saurait révéler. Ce dernier dispose dans ce cas de certains recours contre le vendeur.

Lors d’une vente d’un bien immobilier, il est habituel et normal qu’un vendeur dissimule au maximum les faiblesses du bien. Toutefois, certains défauts ne doivent en aucun cas être dissimulés: lorsque l’on est face à des fondations défectueuses, présence de termites, une toiture à changer, etc. il est obligatoire d’en informer les candidats acquéreurs. L’acheteur est, en effet, protégé par le Code civil (article 1641) pour les défauts cachés d’un bien, qui pourraient influencer fortement sa décision (ou le prix de vente), quand il en est averti. L’acheteur pourrait se retourner contre le vendeur et faire annuler la vente en cas de vices cachés.

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