Pour financer l’achat d’un bien immobilier, la grande majorité des acheteurs va devoir se tourner vers l’emprunt bancaire. Ce prêt ne sera octroyé par les banques qu’en échange d’une contrepartie financière: l'intérêt. L'intérêt est donc la rémunération de l'institution financière qui met de l'argent à la disposition de l'emprunteur. Il est exprimé en pourcentage sur le montant du capital dû, et se calcule pour une période déterminée (par an, par trimestre, par mois...). Ainsi, un intérêt mensuel de 0,3% pour un capital de 10.000 € signifie que l'emprunteur devra payer un intérêt de 30 € par mois. 

Puisque l'intérêt est calculé sur le montant du capital qui est encore dû, s'il est convenu que l'emprunteur rembourse son capital en une fois, à un terme déterminé, il devra payer l'intérêt sur la totalité du capital pendant toute la durée du prêt. Par contre, pour les prêts remboursables par mensualités constantes, comprenant chacune une partie d'intérêt et une partie de capital, l'intérêt ne sera calculé que sur le montant du capital qui est encore dû.

Les taux d’intérêt peuvent soit être fixes, soit variables: 

  • Un taux fixe signifie qu'il sera le même pendant toute la durée de l'emprunt, quelle que soit l'évolution des taux du marché. Si le taux pratiqué par l'institution financière augmente, les emprunteurs paieront toujours le taux convenu. Par contre, si le taux baisse, les emprunteurs auront toujours la possibilité de demander à l'institution de revoir son taux à la baisse. L'organisme financier est généralement obligé d'accepter, sous peine de perdre son client: s'il refuse, les emprunteurs peuvent toujours rembourser avant terme en s'adressant à une autre banque qui pratique des taux plus favorables, même si un remboursement partiel entraîne des frais supplémentaires. Un taux fixe n'est donc intéressant que si le taux proposé est bas et amené à augmenter dans les prochains mois/années.
  • Un taux d'intérêt variable signifie que, à une période déterminée convenue initialement, l'institution financière peut adapter son taux en fonction de l'évolution des taux du marché. Il est possible de prévoir une variation tous les ans, tous les trois ans, tous les cinq ans, ou à toute autre fréquence. Cette formule est intéressante lorsque les taux sont élevés. Il est cependant conseillé de limiter la hausse possible à un certain plafond. Pour les prêts hypothécaires soumis à la loi de 1992, il ne s'agit pas d'une véritable révision, mais bien d'une "indexation", liée à l'évolution des taux du marché.
  • Un taux semi-fixe prévoit que pendant une première période le taux reste fixe, et ultérieurement, il pourra être revu.

La hauteur de ce taux d'intérêt n'est pas fixé par la loi, ce sont les organismes financiers qui soumettent des propositions en fonction du marché et des garanties qui leur sont accordées. Plus le risque est élevé, plus haut sera le taux, car l’institution court plus de risques. Ainsi, si des emprunteurs sollicitent un prêt de 150.000€, avec comme garantie, une hypothèque sur une maison qui ne vaut que 125.000€, il s'agira d'un emprunt de 120% par rapport à la valeur de la garantie. Le risque étant plus élevé, le taux sera plus important. A l'inverse, si les emprunteurs ne demandent que 75.000 €, l'emprunt sera de 60% de la valeur vénale, et le taux proposé sera inférieur, puisque la banque ne court pratiquement aucun risque.

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